Comme le dit un ancien proverbe chinois fraichement inventé: « Après la période d’examen, s’intéresser aux critiques de cinéma c’est bien ».  Alors aujourd’hui on va sortir Durendal de son rocher et écouter ce qu’il a à nous dire !

Ah, le cinéma, cet endroit où l’on aime aller entre amis, ou seul, ou en couple, ou avec du pop-corn ; où il fait bon aller se rafraîchir lorsque la canicule nous donne des envies de blockbusters avec des glaçons en 3D… mais d’ailleurs, ça vient d’où le nom « blockbuster »  … Et les images de synthèse qui les peuplent, ça date de quand ? Et s’il fait froid et qu’on a envie de se déterrer un bon vieux film à regarder au coin du feu, on peut encore se demander quoi déterrer. Et aussi quelle est la place du feu au cinéma tiens ! Mieux encore ! Soyons fous : si on s’essayait à la réalisation !? … Et puis, en passant du coq à l’âne, le dernier Araki, que vaut-il ?

Pour répondre à cette horde de questions (et bien d’autres encore) sans courir après des profs spécialisés dans le cinéma, on va vous promener dans une sélection (non exhaustive) de vidéos du net, en français, sur le sujet.
Eh oui, parce qu’il est aussi possible de s’instruire en regardant des vidéos sur Youtube and co. (même en français !).

Après la « pause » universitaire liée aux examens votre humble serviteur qui vous tient lieu de chroniqueuse est en forme et veut vous envoyer du lourd (à mon humble avis et sans mauvais jeu de mots insultant ! on ne me fait pas écrire ce que je n’ai pas dit ! ou pas dire ce que je n’ai pas écrit, ou… enfin, bref, on s’en fiche. Reprenons.) Si vous y voyez assez clair pour lire cet article vous aurez donc remarqué l’illustration qui trône juste au dessus : aujourd’hui on sort du cinéma en général pour plonger dans le cas particulier des œuvres[1] et des œuvres[2] avec Durendal.

Derrière ce pseudonyme qui tinte comme un braquemard rutilant se cache un jeune diplômé[3] de l’ESEC (Ecole Supérieur d’Etudes Cinématographiques, Paris) dénommé Timothée Fontaine aujourd’hui connu pour ses critiques cinématographiques et son émission sur le cinéma au titre évocateur : « Pourquoi j’ai raison et vous avez tort » (PJREVAT pour les intimes flemmards).
Le pseudo «Durendal » rappellera peut être quelques souvenirs à certains d’entre vous[4] puisqu’il est, avec son comparse Junior, un des pionniers du net français en matière de sagas mp3 humoristiques et de détournements[5] sur leur site Le Démon du Rire[6] (né en 2002 et en stand-by depuis 2013) . Sur ce site Durendal a commencé à faire des Vlogs[7] fin 2010 traitant plus ou moins sérieusement de cinéma avant de passer à la vitesse supérieure en termes de pertinence critique en septembre 2012.
Ses critiques ainsi que les PJREVAT (ainsi que quelques autres vidéos) sont aujourd’hui publiés sur son nouveau site, cinephile.info, ainsi que sur sa chaine YouTube : « Durendal1 » sous l’étendard du « Cinéma de Durendal ».
Commençons par traiter un peu des Vlogs de Durendal, qui contrairement à ce que leur nom semble indiquer, sont bel et bien des critiques.

Sur la forme il s’agit de vidéos d’une durée comprise, en général, entre 10 et 20 minutes où vous n’aurez pas le droit à un autre visuel que celui de Durendal en plan moyen devant sa bibliothèque remplie de Blu-ray. A quelques exceptions près, où il mime avec ses mains ce qu’il veut expliquer, ses vidéos peuvent être écoutées sans avoir un besoin absolu du visuel.

Les critiques de Durendal sont généralement consacrées à des films appartenant au cinéma de genre.
Petite anecdote : Durendal est tombé amoureux du cinéma dans son enfance grâce au Cinquième Elément  de Luc Besson et il est globalement très sensible à tout le travail fait autour du rendu de l’image[8].
Malgré cette préférence pour le cinéma de genre, il va tout de même voir et critiquer des films d’auteur, comme par exemple  L’Adieu au langage de Godard. Et Godard donne une bonne transition pour parler du ton de Durendal. En général ce dernier fait preuve d’un humour assez noir[9] et ne mâche pas ses mots quand il s’agit de souligner qu’un réalisateur a décidé de faire ce que l’on peut nommer de la branlette intellectuelle et qu’en prime il a fait ça en maltraitant copieusement la technique et/ou le public. A tel point qu’il a traumatisé un professeur de philosophie travaillant sur la chaine de radio France Culture qui a donc utilisé dans son émission radio la critique de Durendal sur L’Adieu au langage pour illustrer l’abêtissement de la masse dont Tocqueville parle dans De la démocratie en Amérique … en utilisant une seule phrase d’humour noir et en la sortant totalement de son contexte.). Mais bref, retombons sur nos moutons[10].
Pour voir un exemple de ce que peuvent donner les critiques de Durendal je vous invite à jeter un œil à celle sur Jupiters’ Ascending , où il livre une analyse à la fois originale, pertinente et intéressante sur le dernier film des Wachowski.
On peut aussi noter qu’en plus de leur intérêt intrinsèque et de l’humour noir de leur auteur, les critiques de Durendal contiennent également plusieurs explications techniques quand il souhaite souligner un détail de réalisation qui lui a plu (ou pas). Car la force de ce critique est sans conteste le fait qu’il ne regarde pas les œuvres comme des objets totalement dépourvus de toute réalité technique mais avec les yeux de celui qui connait le fonctionnement de la cuisine et qui saura donc à la vue d’un met vous dire ce qui est allé (ou pas …) dans son élaboration.
On peut également souligner le fait que Durendal ose parfois donner un avis très sincèrement à contre-courant des critiques « usuelles », mais toujours de manière argumenté, ce qui rend son travail intéressant à regarder même quand le film critiqué n’est plus d’actualité.

Passons maintenant à la deuxième émission de Durendal, « Pourquoi j’ai raison et vous avez tort », née en août 2012.
A la base, il s’agissait de documentaires sur des aspects du cinéma, comme la 3D ou le débat VO/VF, mais après le traitement de ses deux thèmes Durendal s’est tourné vers les rétrospectives, qu’il s’agisse de sagas (Harry Potter, Star Wars, Le Hobbit…) ou d’œuvre de réalisateur (Jean-Pierre Jeunet, Gregg Araki, Luc Besson …).
L’émission sera bien souvent répartie en plusieurs vidéos d’environ 15 minutes chacune. En moyenne il y a 3 vidéos par émission… mais s’il y a matière à dire plus, il y en aura plus[11].
De nouveau on peut souligner la qualité de l’analyse et de la prise de renseignements ainsi que la objectivité de Durendal.
Le ton est très semblable à celui des Vlogs, que ça soit en terme de qualité de l’argumentation ou en matière d’humour (rien que le titre, il fallait oser !), cependant contrairement à ces derniers, où Durendal parle sans vraiment suivre de notes, les commentaires sont ici écrits d’avance, ce qui permet d’éviter toutes sortes de blancs et d’arguments redondants. De plus, le visuel sera cette fois au service du texte et des images viendront illustrer ce qui est dit.
Ainsi, si vous n’êtes pas un adepte des émissions de critiques pures et dures, vous pouvez trouver là une émission d’analyse filmique potentiellement très à votre goût.

Liens :

Voilà, c’en est fini pour cet article. Je vous retrouve dans deux semaine pour parler d’une autre figure du web francophone traitant du cinéma, et en attendant, comme dirait Durendal : prenez soin de vous, allez voir des films, ciao ![12]

Audrey Tissot

Source de l’image : www.cinephile.info , bannière réalisée par Arcady Picardi (http://arcady-fucking-picardi.blogspot.ch/)

[1] Au féminin

[2] Au masculin

[3] Promotion sortie en 2014

[4] Les « jeunes un peu vieux mais pas trop » qui sont nés sur le net lors de l’âge d’or des sagas mp3

[5] Durendal n’est pas encore connu pour ses flims ni pour ses performances en cyclimse.

[6] http://ledemondurire.free.fr/

[7] Vidéo-blogs. Et non, c’est pas du novalang.

[8] Luc Besson est un des réalisateur du « cinéma du look », qui met beaucoup l’accent sur le style visuel.

[9] Garantit sans sketch.

[10] Et laissez la SPA hors de cette affaire s’il vous plait.

[11] Je pense en particulier aux 8 vidéos consacrées à Tim Burton, qui est d’ailleurs traité avec une objectivité bien agréable qui rend le visionnage intéressant même pour quelqu’un qui n’apprécie pas le travail de ce réalisateur.

[12] Voilà, sur ce nous vous laissons et on vous dit à la prochaine pour la suite des festivités, mais en attendant n’oubliez pas d’être curieux et de sortir couvert.
A tschüss et tout de bon !

 

Audrey Tissot