Des Celtes bien loin de chez eux

mai 02, 2017 / by / 0 Comment

La semaine dernière avait lieu le vernissage pour l’exposition Des Celtes en Thrace ? dans la salle d’exposition de l’UNIGE, située à Uni Carl-Vogt.

Étaient réunis dans la même salle les divers responsables du projet, des représentants de la Bulgarie, lieu des fouilles, et de l’UNIGE, des élèves et professeurs d’archéologie préhistorique, mais aussi tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont été intéressés par le sujet. Faisant partie de cette dernière catégorie, j’ai décidé d’aller y jeter un coup d’œil. Cet article a pour but de vous inciter à en faire de même.

Les Celtes, mais qui sont-ils ?

Mais avant de parler de l’exposition en elle-même, remontons un peu le temps à la rencontre de ces Celtes, dont chacun a une connaissance plus ou moins intuitive. Ce peuple, arrivé en Europe occidentale au cours du IIe millénaire avant notre ère, s’est développé en Gaule, dans les îles britanniques, la péninsule ibérique, puis, plus tard, vers l’Asie mineure, c’est-à-dire la Turquie actuelle. Et c’est cette migration vers l’Est, enclenchée au cours du IVe et IIIe siècle avant J.-C., qui est importante dans le cadre de l’exposition.

 Le char de Sboryanovo, un char comme les autres ?

En effet, la région dans laquelle se sont déroulées les fouilles se trouve au Nord-Ouest de la Bulgarie et se nomme Sboryanovo. Cet espace de 800 hectares a été le lieu de nombreuses recherches entre 2013 et 2015 et c’est ainsi qu’une équipe internationale d’archéologues a mis au jour le char qui fait l’objet de l’exposition, le char de Sboryanovo. Cette trace du passé a été très bien conservée, mais l’une de ses grandes particularités est la présence des deux squelettes de chevaux qui ont été placés avec. Alors, ce char est-il un char comme les autres ? La réponse risque de vous surprendre, mais oui, il s’agit incontestablement d’un véhicule typiquement celte… À la seule différence qu’il a été exhumé à plusieurs milliers de kilomètres de ses homologues, retrouvés principalement dans l’ouest du vieux continent ! Comment s’est-il retrouvé là ? L’avenir nous éclairera peut-être plus sur cette question.

Une collaboration internationale

Cette trouvaille a été le fruit d’un travail conjointement mené par l’Université de Genève et l’Académie bulgare des Sciences. Le projet a également mobilisé des étudiants en fin de bachelor qui ont ainsi participé dans le cadre de leur cours à l’élaboration de la présentation. Multi-support, cette exposition utilise divers moyens pour immerger les visiteurs dans la réalité du terrain, tels que l’impression 3D, les cartes, les photos, les vidéos de travail et ainsi de suite. Trois objectifs sont donc visés par les organisateurs : recherche, formation et ouverture au grand public.

Si vous n’avez pas le temps dans l’immédiat de vous y rendre, ne vous inquiétez pas ; vous avez jusqu’au 16 juin pour profiter de cette exposition. Des visites guidées sont également possibles ; il suffit de s’inscrire en ligne via le site de l’UNIGE, dont le lien est donné à la fin de cet article. Pour les plus passionnés d’entre vous, rendez-vous le samedi 20 mai pour la Nuit des musées qui se déroulera de 17h00 à Minuit. De plus amples informations sont bien sûr disponibles sur le site. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne visite et de grandes découvertes !

Lam Hao Tuan

Liens utiles :

http://www.unige.ch/public/actualites/2017/des-celtes-en-thraces/

Photo :

http://www.infoclio.ch/de/des-celtes-en-thrace

 

 


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