Mercredi dernier, le Théâtre Alchimic dévoilait sa saison 2017-2018, à l’occasion d’une présentation haute en couleurs.

Cette nouvelle saison débutera le 12 septembre avec la quatrième pièce de Léonore Confino, Le poisson belge, mise en scène par Sarah Marcuse, une touchante rencontre entre « Petit Fille » et « Grande Monsieur », un soir, sur un banc. Alors que les parents de la petite asthmatique ne sont pas venus la chercher, elle s’invite chez le monsieur, qui s’occupera d’elle, la soignera, avant que son quotidien ne soit bouleversé par cette intrusion. Un texte plein d’humour, sur la recherche de soi et les questionnements les plus enfouis…

Pendant 10 jours, en octobre, c’est une reprise de Femmes amoureuses de Mélanie Chappuis, mise en scène par José Lillo, qui vous sera proposée. Suite à l’énorme succès de la pièce, l’Alchimic a décidé de la reprogrammer. Il y sera toujours question de portraits de femmes, de situations amoureuses, le tout entouré de variations musicales.

Les 100 ans de la Révolution russe de 1917 seront également à l’honneur avec un texte signé Dominique Ziegler, qu’il mettra lui-même en scène : Le rêve de Vladimir…Lénine, évidemment. Partant du lien particulier du dirigeant de l’ex-URSS avec Genève, il tentera d’en montrer un portrait objectif, se questionnant sur ses idéaux, sa politique et sa vie, la notion d’utopie, à travers ses dérives et ses échecs…

Pour terminer 2017, c’est un spectacle original qui sera proposé au public de l’Alchimic, avec L’Ours de Tchekhov. Si cette comédie en un acte et qui parle d’amour avec l’humour toujours tranchant de l’auteur, présente la particularité d’être joué, dans cette mise en scène de Cyril Kaiser, par des comédiens… et des marionnettes. Un spectacle incongru à découvrir du 30 novembre au 20 décembre.

L’année 2018 débutera de manière aussi intrigante que la précédente se sera terminée, avec Théâtre sans animaux de Jean-Michel Ribes. À travers huit fables pleines de cocasseries, c’est l’absurde qui sera exploré. Partant de situations a priori banales, c’est un univers fantaisiste et improbable qui de développera sur les planches, dans une mise en scène de Sylvain Ferron.

Avis aux déçus de la saison dernière : Le Saperleau sera cette fois bel et bien présenté sur les planches du Théâtre Alchimic. Dans ce texte surprenant de Gildas Bourdet, comédie érotique et comique, la langue va en voir de toutes les couleurs. Véritable parodie du vaudeville, elle en reprend les codes pour les renverser, dans une langue à laquelle on ne comprend rien…et qui fait qu’on comprend tout ! À voir du 20 février au 11 mars 2018.

Pendant les deux semaines qui suivront, Marjolaine Minot sera de retour à l’Avenue Industrielle. Après avoir présenté la saison dernière J’aime pas l’bonheur, elle revient avec un spectacle décalé : Hang up, dans lequel Garlic et Dangle attendent, suspendus à un porte-manteau, leur réincarnation. S’ensuit un dialogue plein d’humour, décalé, le tout dans un comique tout à fait clownesque.

Retour à des choses plus sérieuses, du 12 avril au 2 mai, avec Processus Kafka, mis en scène par Daniel Wolf, qui avait déjà signé Lettre au père la saison dernière à la Comédie de Genève. Adapté du roman de Kafka, il y sera question du procès d’un certain Joseph K., qui dénonce, entre autres, les conditions de son arrestation et la corruption des fonctionnaires…

Les grands auteurs seront décidément à l’honneur, puisque la saison continuera avec Le rêve d’un homme ridicule, de Fedor Dostoïevski, mis en scène par Jacques Maeder. Le monologue conduit le héros vers un univers utopique, dans lequel les hommes vivent libres et heureux. Leur ouvrant la voie du pêché et du mensonge, il cherchera à reconstruire ce paradis perdu. Une exploration de la veine mystique de l’auteur russe à voir du 5 au 16 mai 2018.

Enfin, la saison se clôturera avec Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt, dans une mise en scène de Véronique Ros de la Grange – qui avait ouvert la saison précédente avec Monsieur Bonhomme et les incendiaires. Véritable combat de boxe verbal, cette pièce s’inspire de La Danse de la mort de Strindberg. Alice et Edgar y fêtent leurs 25 ans de mariage, ou plutôt de « carnage ». Ne pouvant vivre l’un sans l’autre, ils se détestent plus qu’ils ne s’aiment. L’arrivée de Kurt, l’ancien amant d’Alice, transforme le duo en trio infernal…

Amour, humour, questions d’actualité ou d’histoire, tout est réuni par le Théâtre Alchimic pour nous concocter une saison 2017-2018 qui s’annonce pleine de rebondissements !

Infos pratiques : https://alchimic.ch/

Photo : © Théâtre Alchimic