Aujourd’hui, chronique « culinaire » assez particulière, puisque l’on va préparer… un shampoing ?

Durant la semaine du 27 au 31 mars, l’Université de Genève a été l’hôte d’un évènement novateur : la semaine pour le développement durable, organisée par les associations EDD (Étudiant-e-s pour le Développement Durable) et Do It Yourself Geneva. À cette occasion, de nombreux stands, conférences et ateliers ont été mis en place autour du thème de l’écologie et du développement durable. L’infiltrée R.E.E.L. que je suis a assisté à l’un de leurs ateliers de création de produits de grande consommation, ici un shampoing solide.

Cette recette est proposée par le site www.formule-nature.ch.

Pourquoi un shampoing solide ?

Un shampoing solide présente plusieurs avantages. En plus de permettre une économie d’emballage – eh ouais, un produit sans eau ne nécessite pas forcément un emballage hermétique, celui-ci peut donc être moindre – il offre un nombre d’utilisations plus élevé qu’un shampoing classique. En effet, le principal ingrédient du shampoing liquide classique est l’eau ! Si on enlevait toute l’eau, il ne resterait que peu de quoi se laver les cheveux, problème qui est évité ici. On paie donc pour un concentré de produit, et non pour du liquide.

De plus, les shampoings solides étant bien souvent bio, on ne déverse pas (ou presque) de déchets nuisibles dans les égouts et donc dans notre joli lac Léman, vous savez, celui dont on boit l’eau.

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Pourquoi le fabriquer soi-même ?

Avant d’apprendre à le fabriquer moi-même, j’achetais mon shampoing solide environ 7 euros chez BioFrais, à Saint-Julien. En faisant tous les calculs, et alors que je n’aime pas les maths, mon shampoing maison me revient à 1.631 euros très précisément. De plus, l’argument de l’emballage moindre est encore mieux utilisé ici, puisqu’on n’en a pas du tout !

Et au passage, le shampoing solide de chez BioFrais n’est malheureusement pas fameux, alors que le mien me fait des cheveux de princesse. Je vous autorise à me contacter pour tâter ma tignasse en guise de preuve.

Ingrédients[1] :

  • 40 grammes de sodium coco-sulfate :
    • Dérivé de l’huile de coco (origine végétale)
    • Excellent pouvoir nettoyant et moussant
    • 1.30 euros
  • 5 ml d’eau minérale :
    • On s’en procure en ouvrant son robinet
  • 1 gramme d’urucum en poudre :
    • Ça rend le shampoing orange !
    • Plante originaire d’Inde et d’Amérique Latine
    • 3.50 euros
  • 1 ml (20 gouttes) d’extrait aromatique ou d’huile essentielle :
    • Pour moi ce sera lavande, parce que ça rappelle les campings en Ardèche
    • 4.15 euros
  • 1 ml (30 gouttes) de protéine de riz hydrolysée :
    • Fortifiant et hydratant pour la peau et les cheveux
    • Effet volumisateur
    • Film protecteur qui évite la déshydratation
    • 3.20 euros

Fabrication : ça a l’air embêtant, mais ça ne prend en fait qu’une dizaine minutes à faire.

  1. Au bain-marie, faire fondre ensemble le sodium coco-sulfate et l’eau minérale en mélangeant tout au long de la chauffe. Une fois que le tout a la consistance d’une pâte à modeler, enlever du feu.
  2. Hors du bain-marie, ajouter le reste des ingrédients et mélanger jusqu’à homogénéisation de la préparation.
  3. Faire une forme de galet (ou autre chose) avec la préparation (je vous le disais, de la pâte à modeler !) et faire refroidir au congélateur pendant environ 15 minutes.
  4. Laisser sécher le shampoing à température ambiante au moins 48 heures.

Pour l’utilisation, frottez le shampoing dans vos mains avant de les passer dans vos cheveux normalement. Rincez, et vous voilà avec une crinière propre et soyeuse ! Laissez votre shampoing sécher entre les utilisations, sans quoi il devient tout mou, et c’est alors embêtant à utiliser.

 

[1] Prix des ingrédients selon le site www.aroma-zone.com.