La Horde de Barbarie : direction l’aventure !

février 24, 2017 / by / 0 Comment

Plus tard, je serai… chevalier, druide, espion, cow-boy, flibustier ! Qui n’a jamais rêvé de s’inventer une autre vie ? Grâce à la Horde de Barbarie, c’est possible. Rendez-vous le 4 mars à la salle communale du Grand-Lancy, pour sa 15e Convention… et cap sur le Jeu de Rôle !

Vivre des aventures palpitantes, traquer ses ennemis, combattre vaillamment : voilà qui serait bien plus intéressant que potasser des articles scientifiques ou rédiger des dissertations, non ? Ne croyez pas que de telles carrières n’existent pas : dans le monde du Jeu de Rôle, tout est possible – ou presque.

À l’aventure, compagnons !

Qu’est-ce que le Jeu de Rôle ? Surnommé JdR par les passionnés (ou RPG, pour la version anglophone), le Jeu de Rôle est d’abord une aventure. Pour la réussir, nul besoin d’épée à deux mains, de boussole ou de vaisseau spatial : il vous faut très peu de choses. Tout d’abord, un Meneur du Jeu (aussi appelé MJ). Grand ordonnateur de la narration, c’est lui qui va prendre en charge les multiples rebondissements de votre épopée. Ensuite, des joueurs motivés : chacun d’entre eux incarnera un personnage, avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses. Enfin, n’oubliez pas le matériel indispensable : crayons en pagaille, gommes, et pléthores de dés aux multiples faces ! En route pour l’aventure !

Sous la houlette du MJ, vous allez vous embarquer dans un monde inconnu, selon un scénario dont les grandes lignes seront définies au préalable, mais qui évoluera en fonction de vos décisions. Un meurtre a été commis dans une vaste demeure ? Vous foncez enquêter avec votre loupe. Une guerre intergalactique menace ? Vous attrapez votre épée laser ! Des zombies rôdent dans les rues de Londres ? Sauvez votre peau ! Le JdR, c’est la liberté… avec pour seules limites celles de votre imagination.

À Genève, la Horde de Barbarie est active depuis 2002. Réunissant des joueurs chevronnés, elle ouvre volontiers ses portes aux petits nouveaux. Partager des aventures ensemble, c’est une des raisons qui l’ont poussée à se lancer dans l’organisation de conventions : chaque année, un rassemblement chaleureux et convivial réunit curieux et adeptes de JdR en tous genres. Tournois, parties d’initiation, buvette et rigolade sont de la partie ! Partenaires de l’événement, l’association Joca ainsi que les magasins genevois Xenomorphe et L’épée à deux nains proposent également toutes sortes de jeux de plateau.

Des jeux et des gens

Pourquoi ne pas tenter l’expérience par vous-même ? Pour vous mettre l’eau à la bouche, quatre joueurs partagent leurs expériences : Baptiste, Philippe, Aurèle et Martin vivent le JdR avec passion. « Le JdR fait voyager dans toutes sortes d’univers imaginaires, provoque le frisson de l’aventure et du danger et donne des impressions fortes, ce qui laisse souvent un souvenir aussi vivant et puissant que si on avait vraiment assisté aux scènes que nous avons construites dans le jeu. Le tout entre amis, que demander de mieux ? », explique Philippe. Aurèle renchérit : « Le JdR me permet de vivre mille vies, pour paraphraser George R. R. Martin[1], grâce à la proximité qu’on partage avec des personnes inconnues, qui deviennent, le temps d’une convention ou d’une partie, nos compagnons d’armes. » Baptiste analyse finement la situation : « Pour les joueurs, c’est l’occasion de rencontrer ses amis (ou de nouvelles personnes) et d’entamer des relations sociales grâce à un cadre imaginaire commun, dans lequel ils peuvent oublier pendant un temps leurs problèmes quotidiens (d’autant plus si l’ambiance générale tend vers la rigolade). Pour le MJ, c’est une opportunité de laisser libre cours à son imagination pour concevoir un univers (plus ou moins important) sans réelles contraintes ou obligations, hormis celles d’accoucher d’un ensemble cohérent, divertissant, clair et laissant suffisamment de libertés (choix et actions) aux joueurs. » Le JdR permet également de tirer les gens de leur quotidien : « Une de mes meilleures expériences sont les parties d’initiation que j’organise », raconte Martin. « Ainsi, je peux partager ma passion avec des personnes qui ne connaissent rien à cet univers, et voir la joie qu’elles ont de découvrir ces nouvelles possibilités. »

Se forger des souvenirs

Vivre des aventures en commun, faire jouer son esprit stratégique et aiguiser son imagination : voilà ce que permet le JdR. Mieux encore, il forge des souvenirs inoubliables. « Un de mes meilleurs souvenirs a eu lieu durant une partie avec plusieurs camarades », explique Philippe. « Nous incarnions des individus capables de sortir de leur corps pour devenir des fantômes. Pendant plusieurs parties, nous avons subi toutes sortes de problèmes, et nous sommes faits un bon nombre d’ennemis. Un jour, isolés dans une maison au milieu de nulle part, nous croyant en sécurité, nous sommes attaqués par des militaires armés. Ils tirent sur tout le monde, et nous finissons acculés dans une chambre, carbonisés par une grenade… avant de réaliser que, maintenant débarrassés de nos corps physiques, l’aventure peut vraiment commencer ! »

Baptiste a lui aussi de nombreuses expériences de JdR – et pas toujours des bonnes : « Si je devais choisir mon pire souvenir, ce serait celui où j’ai participé à un one-shot (une partie durant entre 2 et 4 heures maximum), dans lequel je ne connaissais personne – et, plus grave, où personne ne tenait compte de la présence des autres. C’était très ennuyant : je n’étais plus qu’un spectateur impuissant des événements… Quant à mon meilleur souvenir, c’est sans doute quand je me suis mis à proposer des parties dans lesquels j’étais moi-même le MJ. Je pouvais imaginer un monde personnel (bien que basé sur des univers existants), tout en mettant à profit mes compétences et les divers aspects de ma personne (tant utiles sur le plan privé que professionnel). Le résultat : malgré les quelques imperfections à corriger, mes amis se sont bien amusés, car ils se sont sentis libres de faire ce qu’ils voulaient… pour les meilleures ou les pires conséquences ! »

Envie de tester l’univers fantasmagorique du JdR ? Tenter l’aventure sans tarder : inscrivez-vous pour participer à la 15e Convention de la Horde de Barbarie… et rendez-vous le samedi 4 mars, à la salle communale du Grand-Lancy ! Avec votre armure, bien sûr.

Magali Bossi

15e Convention de la Horde de Barbarie

Le 4 mars (de 11h à 2h du matin)

Salle communale du Grand-Lancy, 64, route du Grand-Lancy, 1212 Grand-Lancy

Infos et inscription: www.lahorde.net

Photo : ©Magali Bossi

[1] « A reader lives a thousand lives before he dies, said Jojen. The man who never reads lives only one. » (G. R. R. Martin, A Dance with Dragons, 2011).


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