Le village est triste avec ses châteaux, avec ses vertes
Prairies, et ses couloirs peuplés de fleurs ;
Le village est triste et las et compte les heures,
Le village est triste et seul – C’est l’hiver…

Les toits blanchis par la neige
Ne respirent guère du ciel le parfum divin,
L’Hiver a blanchi de son manteau les roses des chemins,
Et le village est triste en son cortège.

Décembre et sa froide haleine
Ont dépeint les paysages et les ont salis :
La brume et son souffle vieilli
Ont sans humeur délaissé les murs en peine.

Désormais, où l’horizon se montrait beau et clair,
Où le soleil jetait ses doux rayons d’or,
On perçoit, jusqu’aux nuages, du Sud au Nord,
La noire haleine des centres nucléaires.

Le village est triste avec ses châteaux, avec ses vertes
Prairies, et ses couloirs peuplés de fleurs ;
Le village est triste et las et compte les heures,
Le village est triste et seul – c’est l’hiver…

FRERE NOUMARK WILFRIED KAMENAN