Il est des associations d’étudiants qui sont plus actives que d’autres. Il est vrai que certaines sont également au bénéfice de plusieurs traditions. L’AGLAE est de celles-là, encore que cela ne limite en rien l’action de ses membres.

Pour la 2e fois, elle a organisé la traditionnelle lecture homérique. Un événement unique. Une ambiance unique délicieusement feutrée, et surtout les voix des lecteurs qui redonnent vie au texte de l’Iliade et bercent les auditeurs.

Au fil des chants, c’est presque avec étonnement que l’on veut connaître la suite et que l’on se plonge volontiers pour une heure de plus dans le monde des combats et des comparaisons homériques. On rit du reste parfois ; lorsque les lecteurs correspondent trop, ou trop peu, aux personnages qu’ils incarnent l’espace d’une heure.

Le doux mélange de collégiens, de lettreux étudiants et professeurs, ou d’habitants de la cité fonctionne et c’est avec regret qu’il faut désormais attendre deux ans pour retrouver les lectures publiques, de l’Odyssée cette fois.

Hélène Conradin