Nous voilà arrivés à la mi-septembre, période faste de la rentrée universitaire. En effet, comme tout bon étudiant le sait, la reprise des cours à l’Université de Genève – et plus particulièrement en Faculté des Lettres – aura lieu dès ce mercredi 18 septembre. C’est dans un climat politique et social des plus tendus que commence cette nouvelle année universitaire. Bien qu’un accord américano-russe sur la collecte et la destruction des armes chimiques utilisées par le régime de Bachar-al-Assad en Syrie ait été signé samedi dernier en terres genevoises et que le tueur présumé d’Adeline, sociothérapeute à Champs-Dollon, ait été arrêté hier au soir à la frontière germano-polonaise, les dernières semaines ne furent guère calmes tandis que les États-Unis et la France militaient pour une intervention militaire en Syrie. De même, l’annonce tragique de la mort d’une petite fille de huit ans, décédée au Yémen au lendemain de sa nuit de noces des suites de rapports sexuels avec un mari de plus de quarante ans, a défrayé la chronique au début de ce mois. Cette information, bien que contestée par différents membres du gouvernement yéménite, a néanmoins relancé en Europe et ailleurs le débat sur le mariage forcé des mineurs. Peu de bonnes nouvelles et bon nombre de mauvaises se profilent chaque jour sur nos postes de télévision, écrans d’ordinateur et autres smartphones. Certaines mêmes, bien qu’importantes, ne font guère la une : la mort de Seamus Heaney, prix Nobel de littérature 1995, le 30 août dernier en est un bel bien triste exemple. L’écrivain et poète nord-irlandais s’en est allé de manière bien silencieuse malgré une renommée et un talent non négligeables ce qui, pour un étudiant en lettres, me semble un brin injustifié. Des recueils de poèmes tels que North et the Death of a Naturalist ont su sublimer la beauté des paysages d’Irlande et d’Angleterre avec sérénité et adresse, à l’instar de sa traduction du poème anglo-saxon Beowulf, un brillant hommage aux héros de jadis. Fort heureusement, je garde également en réserve quelques bonnes nouvelles que j’espère porteuses d’espoir. Ainsi, je tiens à féliciter les organisateurs des Welcome Days qui ont permis la semaine dernière d’accueillir les nouveaux arrivants à l’Unige comme il se doit. Une bonne dizaine de stands et même plus d’associations étaient présents entre le 11 et le 13 septembre dernier dans le parc des Bastions, y compris l’Association des Étudiant-e-s en Lettres (AEL), Uni-Accueil, Fraicheur Létale et bien sûr votre cher R.E.E.L. Une organisation chaque année plus grandiose et mieux huilée qui préfigure que le milieu associatif estudiantin de Genève est non seulement en plein renouveau, mais a encore de belles années devant lui. Enfin, je ne peux conclure cette nouvelle chronique hebdomadaire sans vous parler de notre nouveau site, celui-là même sur lequel vous vous trouvez à l’instant. Comme vous avez pu le constater le site internet et blog de R.E.E.L. a changé de peau et d’adresse et ce pour pouvoir mieux satisfaire son lectorat et permettre tant au niveau de son contenu que de sa forme une plus grande qualité et un meilleur confort de lecture. Nous espérons que ce nouveau site vous plaira, un grand merci à nos collaborateurs et lecteurs et, pour toute personne intéressée, n’hésitez pas à contacter l’équipe du journal si vous désirez faire partie de l’aventure !

Fredrik Blanc