Ne vous est-il jamais arrivé de vous plaindre auprès de vos amis d’un problème au sein de votre département ou de votre unité ? De critiquer un cours, une évaluation ou encore un problème de communication ? J’imagine que oui. Cependant, ce que vous ignoriez probablement, c’est qu’il existe une instance permettant aux étudiants de soulever ces problèmes : les commissions mixtes. Ce sont d’elles dont parlera le Kesako d’aujourd’hui, avec l’aimable collaboration de Sandrine Maulini, membre de la commission mixte d’histoire générale.

Chaque unité dispose de sa propre commission mixte. Celle-ci est constituée lors des assemblées générales[1] et « réunit les trois corps : le corps estudiantin, le corps professoral et le corps intermédiaire »[2] nous explique Sandrine Maulini. Toujours d’après elle, la commission mixte permet « d’entretenir un dialogue entre les différentes strates de la population de l’Université. » Ce dialogue peut porter sur de nombreux sujets : plans d’études, programmes des cours, évaluations, communication… En ce moment, l’une des problématiques évoquées par la commission mixte d’histoire est ainsi la « sociabilité du département. » Partant du constat que les membres du département étaient très divisés et interagissaient peu entre eux, les membres de la commission cherchent des solutions pour créer une ambiance globale plus ouverte et chaleureuse.

Ce qu’il est important de noter de ces quelques exemples, c’est que les commissions mixtes ont avant tout pour but de régler l’ensemble des problèmes qui peuvent se poser au sein d’un département ou d’une unité, quelle que soit leur nature. Si vous avez constaté un élément à améliorer, n’hésitez donc pas à vous adresser aux membres étudiants de votre commission mixte. Ceux-ci sont généralement listés sur le site de l’unité concernée. C’est peut-être une action moins instinctive que d’en discuter avec son voisin de cours, mais cela peut en revanche avoir un impact concret, à court ou moyen terme.

Bien que ces structures existent et aient pour but de permettre aux étudiants de faire entendre leur voix, Sandrine Maulini nous explique qu’ils « ne connaissent pas ces commissions, ils ne connaissent pas le fonctionnement du département, ils ne savent pas qu’il y a des assemblées générales de département. » Alors, informez-vous, faites circuler l’information et la prochaine fois que vous remarquez un problème : parlez-en !

Pierre-Hugues Meyer

[1] Parce que oui, chaque unité organise une assemblée générale chaque année, c’est la loi de l’Université qui veut cela. Vous n’étiez pas au courant ?

[2] Le corps intermédiaire se compose de tous les enseignants qui n’ont pas le titre de professeur (ordinaire ou associé), c’est-à-dire les assistants, les maîtres assistants ou les chargés d’enseignements, par exemple.