À l’heure où l’Amour ravit les cœurs

Sous ses ailes d’ébène,

À l’heure où s’enlacent des tulipes fleurs

Au pied de sa fontaine,

Seul, au sommet de cette montagne,

D’où remonte le bourdonnement des campagnes,

Au pied d’étoiles bleues cristallines,

Je médite à la fois, et l’Amour et mon spleen.

Debout au sommet de ces immensités

D’où le soleil fait éclore la beauté,

Et, humant leur parfum à l’air mélangé,

Je dessine, triste, leur identité.

Ô Amour ! Ô Douleur !

Exemplaires amants à jamais réunis,

Tantôt notre bonheur, tantôt notre malheur,

Épargnez ce front démuni.

Ô Amour ! Dans ces hauteurs éclairées

Par ton doux soleil ivre,

Où le souffle marie l’immense éternité,

Seul, avec toi, je veux vivre !

Stéphane Kamenan