Grand Théâtre de Genève, 31 janvier 2014, 19h30. – La lumière dorée des lustres frémit… avant de finalement s’éteindre dans un souffle imperceptible. Du parterre au poulailler, des loges aux balcons, le silence se répand comme une vague calme. Les premières notes d’un invisible orchestre retentissent : Wagner. Pourtant, ce n’est pas à un simple concert que je vais assister. – Non. C’est à un procès.

Série de quatre spectacles proposée par le Grand Théâtre de Genève pour sa saison 2013-2014, Le Cas Wagner est en effet un procès fictif, qui s’inscrit dans les nombreuses célébrations genevoises du bicentenaire du compositeur[1]. Le projet réunit sur scène l’ancien bâtonnier Me Marc Bonnant (la défense)[2], l’écrivain et philosophe français Bernard-Henri Lévy (l’accusation) et l’homme de théâtre Alain Carré (dans le rôle du narrateur) autour du même but : défendre et accuser – sur un coup de dé !… – le compositeur Richard Wagner et son œuvre, tant musicale que théorique, souvent taxés d’antisémitisme. Des opéras (Tannhäuser, Lohengrim, Tristan et Isolde, L’Anneau du Nibelung, Parsifal, …) à la correspondance (avec Baudelaire, par exemple), des écrits conceptuels (comme Le Judaïsme dans la musique[3] (1850)) à la réception par les contemporains et continuateurs (notamment Nietzsche et Chamberlain), Wagner va être scruté, analysé, démonté, protégé, attaqué, sauvé[4].

Ainsi, après un premier opus consacré au Polémiste[5], le deuxième volet du Cas Wagner s’intéressait, le 31 janvier dernier, à l’Homme Wagner et à la réception de l’œuvre et des théories wagnérienne. Deux questions principales articulaient le procès : quelle est la responsabilité du compositeur dans la diffusion d’idées antisémites liées à son œuvre ? jusqu’à quel point les interprétations des contemporains et successeurs du musicien ont-elles contribué à associer son travail aux théories raciales et nationales-socialistes ? – Calepin sur les genoux et stylo en main, j’y étais. Prête à prendre note des plaidoyers et autres réquisitoires, dans l’obscurité tamisée du Grand Théâtre…

            Tout commence par la lecture d’un premier texte par Alain Carré : Friedrich Nietzsche, Le Cas Wagner[6] (1888). Le dé est lancé : le hasard désigne la défense. Me Marc Bonnant s’élance. – Retournant habilement la rhétorique nietzschéenne antiwagnérienne, usant d’un humour aussi subtil que bienvenu, il explique comment l’auteur de Ainsi parlait Zarathoustra en est venu à détester Wagner. Griffonnant fébrilement (et à l’aveugle !) sur mon calepin, j’apprends ainsi que Friedrich, dans sa jeunesse, admirait beaucoup le grand Richard, allant même jusqu’à lui dédier sa Naissance de la tragédie[7] (1872) et à lui consacrer sa quatrième Considération inactuelle en 1876. Néanmoins, aux alentours de 1882, un important tournant s’amorce chez Nietzsche : après avoir loué le musicien, il le critique, lui reprochant son syncrétisme, son romantisme où les figures féminines finissent par sauver les héros que l’on croyait irrémédiablement condamnés[8], son nationalisme et son antisémitisme. Dès lors, le désamour est complet et l’écrivain allemand se pose en adversaire du compositeur, avec des textes comme Le Cas Wagner (1888) et Nietzsche contre Wagner  (1889). – À ce stade et sans conclure vraiment sur la question de l’antisémitisme wagnérien, Me Bonnant s’efface alors, pour laisser la parole à l’accusation et à Bernard-Henri Lévy[9].

            C’est à partir de la lecture d’une lettre de Baudelaire à Wagner[10] (datée de 1860) que BHL construit son réquisitoire : dans un mouvement inverse à celui de Me Bonnant, il se voit obligé d’accuser à partir d’un texte qui ne sert a priori pas sa position ; en effet, Baudelaire admire grandement Wagner. Comment l’accusation va-t-elle s’en sortir ? – BHL revient tout d’abord sur les circonstances de ce courrier. Toujours dans le noir, avec un début de crampes dans les jambes (les fauteuils du Grand Théâtre ne permettent pas vraiment de s’étirer…), je découvre donc qu’en 1860, Wagner joue certaines de ses compositions à Paris : comme l’expose Baudelaire dans sa critique musicale Richard Wagner et Tannhäuser à Paris[11] (1861), sa venue suscitait les passions ; avant même qu’il arrive, on se prononçait pour ou contre lui. Le jour du concert, le 17 février, Charles est dans la salle, émerveillé. Comme l’explique BHL, cette représentation est un moment-clef dans la carrière et dans l’esthétique du poète : en premier lieu, il reconnaît en Wagner un frère authentique, tant au niveau artistique que révolutionnaire[12] ; ensuite, sur le modèle de la réminiscence platonicienne, la musique wagnérienne lui parle à l’âme, il a l’impression de la reconnaître, de l’avoir toujours connue ; enfin, pour Baudelaire, les mélodies de Wagner permettent de suggérer « des idées analogues dans des cerveaux différents »[13]. Elles obéissent donc à la théorie des correspondances chère à Charles, comme il l’écrit dans sa critique musicale : « […] ce qui serait vraiment surprenant, c’est que le son ne pût pas suggérer la couleur, que les couleurs ne pussent pas donner l’idée d’une mélodie, et que le son et la couleur fussent impropres à traduire des idées ; les choses s’étant toujours exprimées par une analogie réciproque, depuis le jour où Dieu a proféré le monde comme une complexe et indivisible totalité ».[14] Et de rappeler les vers fameux du poème Correspondances : « La nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles […] »[15].

Voici pour l’explication de cette lettre du 17 février 1860. Baudelaire ne s’arrête cependant pas là dans ses écrits sur Wagner et l’année d’après, dans la critique Richard Wagner et Tannhäuser à Paris, il nuance son propos. BHL remarque en effet qu’il existe à ce moment une différence fondamentale entre les théories du poète et celles du compositeur : si chacun d’eux est convaincu de la damnation originelle de l’homme, Wagner croit – (ainsi que nous l’avons déjà signalé à propos de Nietzsche) – à une rédemption finale possible ; pour Baudelaire, au contraire, l’homme est damné, sans espoir salvateur[16]. Pour BHL, cette différence de point de vue explique que les théories wagnériennes aient pu servir de caution à l’antisémitisme et au national-socialisme : en effet, croire à la rédemption possible pour l’homme, c’est croire à la possibilité de sa purification, de son amélioration. Pour sauver l’homme, il suffirait alors de le purger de ce qui est mauvais en lui. – Et de la purification à l’élimination des éléments humains considérés comme indésirables (les Juifs, par exemple), il n’y aurait qu’un pas, vite franchi si une interprétation bancale s’en mêle… Au final la volonté de vouloir sauver l’homme, de vouloir l’améliorer, de vouloir le mieux pour lui – (idée certes initialement louable !) – crée le pire : l’extermination d’une partie de l’humanité. – Ainsi se clôt le réquisitoire enflammé de BHL.

            Après avoir évoqué Nietzsche et Baudelaire, la défense et l’accusation s’intéressent ensuite aux théories raciales de l’essayiste anglais de langue allemande Houston Steward Chamberlain[17], développées notamment dans son ouvrage La Genèse du XIXe siècle[18] (1899), et qui ont richement alimenté les idéaux pangermaniques et nazis au début du XXe siècle. – La parole est à la défense, qui me fait presque oublier mes crampes persistantes, mon envie de faire pipi et ma difficulté de prendre des notes dans le théâtre obscur. Rappelant tout d’abord que si Wagner a été associé au national-socialisme, ce n’est pas simplement parce qu’il était le compositeur préféré d’Adolf Hitler, Me Bonnant explique que les amalgames entre œuvre wagnérienne et théories nazies sont avant tout le résultat des interprétations de ses contemporains et successeurs… dont par exemple Chamberlain, qui a consacré une importante biographie au compositeur[19]. Pour clarifier son propos, Me Bonnant revient ensuite sur la définition de l’antisémitisme d’après Chamberlain[20]. Selon l’essayiste anglais, seuls deux peuples – (deux races[21]) – sont dignes de l’héritage occidental[22] : la race aryenne et la race juive. Leur lutte s’explique donc par une rivalité fraternelle, chacun tentant d’être seul héritier du legs tant convoité… Ainsi, un seul scénario se profile pour Chamberlain : pour l’unique élue, pour protéger son identité propre, chaque race n’a d’autre choix que d’éradiquer l’autre. L’impossible coexistence entre Aryens et Juifs explique donc la lutte… et la volonté d’éradication d’autrui, où les tenants de la race aryenne se sont historiquement et si tragiquement illustrés. Ce combat d’héritage explique également que le Christ n’appartient pas à la race juive, mais possède toutes les qualités de l’Aryen[23]. Ainsi donc, pour Chamberlain et ses adeptes, le peuple élu est en réalité le peuple aryen, qui doit dès lors se battre contre la race juive et faire valoir ses droits. – Et, conclut Me Bonnant (sans nier l’existence d’une composante antisémite chez Wagner), c’est par ce prisme particulier que l’œuvre wagnérienne a été principalement interprétée, entre la fin du XIXe et le premier quart du XXe. À tort ou à raison ?…

            La défense n’a pas le temps d’examiner cette question : le temps est dépassé. L’accusation et BHL se lèvent, pour examiner à leur tour les positions de Chamberlain. – Après avoir rappelé les liens unissant le triangle Wagner / Chamberlain / Hitler[24], BHL revient sur le national-socialisme et en donne une définition en trois points, qui lui permettra par la suite de lier cette idéologie fasciste à l’œuvre de Wagner : pour lui, le nazisme peut être défini comme « un gobinisme contrarié », « un marcionisme profane » et « un messianisme mimétique »[25]. Sur le coup, assise sur mon siège de moins en moins confortable, j’avoue que je n’ai pas tout compris ; heureusement, des précisions utiles sont vite arrivées. – En premier lieu, Joseph Arthur Gobineau (1816 – 1882) est un des principaux précurseurs des théories raciales et l’auteur de Essai sur l’inégalité des races humaines (1885), œuvre fondamentale en la matière. Pour BHL, si le nazisme reprend en effet le fondement de la pensée de Gobineau (le genre humain est divisé en races d’inégales valeurs), il nuance toutefois : en effet, les théoriciens nazis s’accordent à penser qu’en dressant les races supérieures (les Aryens, par exemple…) et en éliminant les inférieures (les Juifs, pour ne citer qu’eux…), il est possible d’aller vers une pureté raciale contrôlée et sans cesse plus grande. À l’inverse, Gobineau ne voyait dans l’évolution des races qu’une irrémédiable dégénérescence, causée par un métissage malheureusement nécessaire. – En second lieu, BHL se penche sur l’hérésie marcionique, développée au IIe siècle après J.-C. par Marcion, riche armateur de Sinope[26] qui rompt avec l’Église de Rome en voulant purger la religion chrétienne de toutes influences judaïques. Cherchant idéologiquement et concrètement à éliminer toute trace des Juifs, le nazisme pourrait donc s’apparenter, jusqu’à un certain point, à « un marcionisme profane ». – Enfin, en dernier lieu, BHL reprend ce qu’il nomme « le fantasme de la double élection du peuple aryen et du peuple juif »[27] : s’éloignant de Chamberlain, il explique que les Juifs ne peuvent être considérés comme peuple potentiellement héritier du legs de l’Occident – (donc, comme peuple élu que les Aryens devraient éradiquer pour prendre leur place et se protéger) –, puisqu’ils ne se sont jamais eux-mêmes nommés et considérés comme « peuple élu de Dieu ». Là, l’argumentaire paraît obscur, mais se révèle au final assez simple : comme l’explique BHL, les textes sacrés ne disent en effet pas que les Juifs ont été élus par le Dieu unique[28], mais que ce sont eux qui ont choisi, qui ont élu le Dieu unique comme leur dieu[29]. Dès lors, conclut BHL, il est faux de considérer les Juifs comment un potentiel « peuple élu » qui ferait de l’ombre aux Aryens et seraient leurs rivaux dans l’obtention d’un hypothétique legs occidental. – Néanmoins, on soulignera que la mauvaise interprétation a malheureusement prévalue dans l’Histoire : considérant la race juive comme un faux peuple élu à éliminer pour le bien de la race aryenne, le nazisme s’est fait fort de réaliser les idéaux de Chamberlain et d’éliminer les Juifs.

Après s’être longuement attardés sur la définition en trois points du national-socialisme, la défense et BHL en arrivent enfin au cœur du problème, à la question fondamentale : et Wagner dans tout ça, alors ?! – Là, j’avoue qu’après 2h10 de procès et une envie de plus en plus incontrôlable de filer au coin d’aisance, je me suis dit : « ouf, enfin ! ». Ce dernier exposé sera néanmoins court. D’après BHL, Wagner et son œuvre peuvent (tout comme le nazisme) être accusés de « gobinisme contrarié », de « marcionisme profane » et de « messianisme mimétique ». Pourquoi ? En premier lieu, parce que de nombreux opéras wagnériens auraient pour thématique la décadence des races et l’aspiration à la pureté d’un peuple, ce qui les rapprocheraient des théories raciales de Gobineau et du national-socialisme – (voilà pour le « gobinisme contrarié »). En deuxième lieu, parce que partageant les idées de Chamberlain quant à la non-judaïté du Christ, Wagner s’inscrirait également dans un « marcionisme profane », qui vise à se purger de toutes les influences judaïques. Et finalement, parce qu’en s’interrogeant sur l’identité de la race élue dans ses écrits théories et en choisissant dans son œuvre des héros issus visiblement de la race aryenne, Wagner ferait preuve d’un « messianisme mimétique », prônant que le peuple élu, le peuple-messie, est le peuple aryen. – À ce stade du réquisitoire, ça semble donc plutôt mal parti pour M. Richard Wagner : comment va-t-il s’en sortir face aux arguments de l’accusation ?…

            Mais le rideau tombe, les acteurs saluent, la foule applaudit à tout rompre… et je remets calepin et stylo dans mon sac. La suite du Cas Wagner sera donnée au Grand Théâtre le 30 avril (examen de Wagner en tant qu’Artiste) et le 12 mai 2014 (conclusion qui constituera un best-of des arguments avancés). – En attendant, je vous conseille d’écouter un peu de vraie musique et, pourquoi pas, l’ouverture du Tannhäuser ou les premières mesures du « Prélude » de Tristan et Isolde

Magali Bossi

Crédit photo: Alessandra Passasseo


[1] Pour les mélomanes curieux – (ou les néophytes intéressés) –, la Fondation Bodmer de Cologny tient par exemple une exposition temporaire consacrée à Wagner dans le cadre de ce bicentenaire : « Wagner ou l’opéra hors de soi » (jusqu’au 23 février 2014).

[2] À noter que Me Marc Bonnant est un habitué des « procès » théâtraux, puisqu’il a déjà collaboré à des plaidoiries scéniques sur Jésus, Socrate et plus récemment Baudelaire. (V. http://www.tdg.ch/culture/richard-wagner-repond-accusation-dantisemitisme/story/29148964?track). Le procès des Fleurs du Mal joué à Paris en mai 2013 est en outre à voir en ligne sur http://www.youtube.com/watch?v=qbAlqvHE0Ao). On se souviendra également de la performance de Me Bonnant à Uni Bastions, le 4 décembre 2013.

[3] Titre original : Das Judenthum in der Musik.

[4] V. la présentation du Cas Wagner sur le site du Grand Théâtre : http://www.geneveopera.ch/production_104.

[5] Le 8 novembre 2013, en même temps que le vernissage du 7e numéro de R.E.E.L. !…

[6] Titre original : Der Fall Wagner. Sous la forme d’une lettre achevée par un épilogue, Nietzsche y exprime son désamour pour Wagner, lui qui avait tant admiré le grand compositeur…

[7] Titre complet : La Naissance de la tragédie à partir de l’esprit de la musique. Titre original : Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik.

[8] Friedrich Nietzsche croyait en effet que l’homme, irrémédiablement et originellement damné, ne trouvait au bout de sa route aucune rédemption – position qui le rapproche, on le verra, des idées de Charles Baudelaire.

[9] Par convention et pour épargner à la rédactrice de cet article des efforts typographiques inutiles, nous prendrons la liberté d’abréger ses prénoms et patronyme « BHL », comme tant de médias le font déjà.

[10] Pour une lecture du texte complet de cette lettre, v. http://www.planetewagner.net/lettre_de_charles_baudelaire.htm.

[11] In Baudelaire, Critique d’art, suivi de Critique musicale, Paris, Gallimard, (Folio essais), 2011, pp. 439-475. À noter que cette critique musicale est la seule du genre que Baudelaire ait écrite !

[12] Rappelons que Baudelaire a connu les barricades parisiennes de 1848 et que Wagner a pris part à l’insurrection révolutionnaire de Dresde en 1848…

[13] Richard Wagner et Tannhäuser à Paris, in ibid., p. 444.

[14] Id.

[15] Id.

[16] Il est sur ce point fidèle aux idées du philosophe Joseph de Maistre, lui aussi convaincu de la nature irrémédiablement satanique de l’homme.

[17] Qu’on se permettra – (sans risquer de le vexer : il est décédé en 1827…) – de nommer simplement « Chamberlain ».

[18] Titre original : Die Grundlagen des neunzehnten Jahrhunderts.

[19] Richard Wagner, 1895. On notera que Chamberlain nourrissait des accointances fortes, tant du côté wagnérien (il a épousé la belle-fille du compositeur, Eva) que du côté nazi (c’est sur la base de ses théories que se construit l’idéologie nationale-socialiste) : rien d’étonnant à ce qu’il ait agi comme un véritable prisme associant Wagner au nazisme.

[20] Explication développée dans La Genèse du XIXe siècle.

[21] La notion de « race » a dans ce cas une acceptation culturelle, sans être une question de sang.

[22] Héritage recouvrant, d’après Chamberlain, la philosophie et la pensée grecque, la loi romaine et l’enseignement christique.

[23] Pas question de laisser une partie de ce legs occidental (l’enseignement christique) au peuple juif honni…

[24] Pour faire court : Wagner est admiré de Chamberlain et Hitler ; l’œuvre de Chamberlain est une des pierres angulaires des théories nazies ; il existe une certaine composante antisémite et raciale dans l’œuvre de Wagner.

[25] Les trois expressions précédentes sont directement reprises du réquisitoire de BHL lors du spectacle Le Cas Wagner, le 31 janvier 2014.

[26] Sur les rives de la Mer Noire.

[27] Citation tirée du spectacle Le Cas Wagner du 31 janvier 2014.

[28] Pas d’élection divine pouvant être considérée comme une bénédiction positive, donc…

[29] Position où le peuple juif, en se tournant vers le monothéisme, se met en rupture avec les populations polythéistes dès l’Antiquité, ce qui ne manquera pas de lui causer de nombreux problèmes – problèmes qui ne se résoudront pas avec l’essor du christianisme, autre monothéisme notoire… Pour BHL, l’élection des Juifs en faveur d’un Dieu unique leur amène pour ainsi dire plus de désagréments que de réels avantages.