Le 21 février a eu lieu la Globule Party, une fête organisée par l’AEMG depuis de nombreuses années, au Palladium. Retour sur cet évènement dont le thème était cette année Hollywood.

Qu’on se le dise tout de suite : le thème n’était qu’assez peu visible. Concernant les participants, si un Superman, un Ghostface[1] et un poney de My Little Poney ont pu être aperçus, le déguisement le plus commun était très largement celui de jeune homme lambda, en pull et T-shirt. Certes, les figurants sont une composante importante du cinéma hollywoodien, mais l’ensemble manquait de têtes d’affiche, au point qu’il est arrivé qu’on me demande pourquoi j’étais déguisé. C’est un constat assez triste et décourageant pour ceux qui ont fait l’effort de suivre la thématique.

Il faut du reste reconnaître que les organisateurs n’avaient pas non plus fait énormément d’efforts dans ce domaine. Au-dessus du bar, les lettres d’Hollywood rappelaient Los Angeles ; il s’agissait là d’un décor facile, mais bien pensé et convaincant. Le souci, c’est que c’est à peu près tout : le reste du décor thématique était très minimaliste et la contribution des bénévoles se limitait en un T-shirt arborant une étoile. Avec un thème aussi large qu’Hollywood, il y avait clairement moyen de faire mieux, ce qui aurait peut-être davantage incité les participants à proposer des déguisements originaux.

Néanmoins, ces aspects ne doivent pas faire oublier le principal : l’ambiance et la musique. Or, dans ces deux domaines, la Globule Party version Hollywood réalise un sans-faute, ou presque. Enchaînant les tubes d’hier et d’aujourd’hui, les DJ sont parvenus à déchaîner le public, avec en point d’orgue un Can’t Hold Us de Macklemore et Ryan Lewis repris avec force par toute la salle. Il était alors près de minuit et la fête atteignait à ce moment son apogée, les artistes suivants ne réussissant pas à se montrer encore plus entraînant que leur collègue. Certes, il est possible de se demander quel est le lien entre Papoutai de Stromae et Hollywood, si ce n’est en considérant que l’abandon paternel est une thématique de base des films hollywoodiens, mais le plus important, c’est que c’était incroyablement cool.

En cela, on peut dire qu’à défaut de pleinement en respecter la forme, la Globule Party a su comprendre et reproduire l’essence d’Hollywood. On pourrait décrire l’évènement avec les mêmes mots que pour un blockbuster : il constituait un excellent divertissement, grâce à un rythme très bien maîtrisé et une bande-son digne des films impliquant Hans Zimmer. C’était l’occasion de s’évader pendant une soirée du quotidien, sans risquer de voir le temps passer. De ce point de vue, les organisateurs de la Globule Party ont pleinement rempli leur rôle et mettent une grande pression sur ceux d’UniParty, qui auront la dure responsabilité d’essayer de faire au moins aussi bien dans un peu plus d’un mois.

Pierre-Hugues Meyer

[1] Nom du tueur dans les films Scream.