Ah, le cinéma, cet endroit où l’on aime aller entre amis, ou seul, ou en couple, ou avec du pop-corn ; où il fait bon aller se rafraîchir lorsque la canicule nous donne des envies de blockbusters avec des glaçons en 3D … mais d’ailleurs, ça vient d’où le nom « blockbuster » ? … et les images de synthèse qui les peuplent, ça date de quand ? Et s’il fait froid et qu’on a envie de se déterrer un bon vieux film à regarder au coin du feu, on peut encore se demander quoi déterrer. Et aussi quelle est la place du feu au cinéma tiens ! Mieux encore ! Soyons fous : si on s’essayait à la réalisation !? … Et puis, en passant du coq à l’âne, le dernier Araki, que vaut-il ?

 

Pour répondre à cette horde de questions (et bien d’autres encore) sans courir après des profs spécialisés dans le cinéma, on va vous présenter une sélection (non exhaustive) de vidéos du net, en français, sur le sujet.
Eh oui, parce qu’il est aussi possible de s’instruire en regardant des vidéos sur Youtube and co.!

… Aujourd’hui, les adaptations !

De la littérature vers le cinéma … :

  • Ginger Force («Adaptation»)

Avertissement : si vous ne cherchez qu’un défouloir de plus du type « Comme-d’habitude-le-livre-est-vraiment-mieux-que-le-film », passez votre chemin. Ou non en fait : peut être Ginger[1] saura-t-elle vous apprendre à regarder ces œuvres non seulement par rapport à leur matériau de base mais aussi par rapport à ce qu’elles sont en elles-mêmes, c’est-à-dire du cinéma, un médium qui n’est pas soumis aux mêmes impératifs techniques que la littérature.

On peut souligner que pour l’instant les œuvres traitées par Ginger sont majoritairement issues de la littérature dite « jeunesse ». Ce point n’est peut être pas pour t’affrioler, cher lecteur, mais cependant, comme dirait l’autre[2], « sous ses dessous simples, voire naïfs, les œuvres dédiées à la jeunesse se doivent d’être encore plus profondes et intelligentes que celles visant un public adulte car ce sont elles qui vont former l’esprit des adultes en puissances que sont les enfants »[3].

L’émission est plus ou moins construite comme suit : en premier lieu Ginger vous présentera brièvement et sans spoilers l’histoire racontée par l’œuvre abordée, puis ensuite elle parlera plus particulièrement du film, la manière dont il respecte le livre, les endroits où il s’en éloigne et enfin ce qu’elle en conclut sur la qualité de l’œuvre cinématographique.

On peut noter également que la chaine de Ginger compte deux autres émissions : les « Hors-sujet » qui eux vont traiter d’œuvres[4] et les « Pavé dans la mare » qui traitent pour leur part du féminisme et ce de façon plutôt intelligente.

Lien : http://www.youtube.com/user/GingerForce01

… Et des jeux vidéos vers le cinéma :

  • Karim Debbache (« Crossed»)

L’image animée, la musique, la bande son … autant de media que le cinéma et le jeu-vidéo ont en commun pour nous faire vivre une histoire. Cependant le degré de scénarisation entre ces deux arts crée leur différence : tandis qu’un film va nécessairement imposer l’histoire au spectateur, ce dernier n’ayant strictement aucun moyen d’inférer avec ce qui se passe à l’écran, le jeu vidéo va offrir au joueur une certaine liberté d’agir sur l’univers via son avatar. Et ci-gît le lièvre !

Si vous voulez connaître par des exemples ce qui en pratique va frictionner dans l’adaptation de jeux vidéos en films je vous invite à aller regarder l’émission de Karim Debbache, « Crossed ». Ainsi vous aurez non seulement des présentations de films adaptés de jeux vidéos, ou qui baignent dans l’univers des jeux vidéo (ou du moins la culture qui y est relative) et les explications à propos de ce qui fait que très généralement ces films sont de beaux navets, mais aussi des émissions consacrées à des films plus réussis. Malheureusement beaucoup plus rares, mais c’est là un autre problème.

Un des points forts de l’émission « Crossed » est sans conteste son professionnalisme. L’image et le son sont d’une propreté irréprochable et l’émission est écrite avec fluidité et imagination, ce qui la rend très divertissante. Mais pas que ! Les bons mots sont ici d’agréables introductions et joints entre les séquences dédiées au film, mais vous aurez surtout le droit à une critique propre et en ordre de l’œuvre abordée. Et, cerise sur le gâteau : il y a aussi des tas d’anecdotes sur les pratiques du cinéma disséminées dans les émissions.

On peut par contre craindre que certains d’entres vous aient un peu de mal avec l’humour ou la vitesse de l’émission, mais c’est surtout ici une question de goût.
En fait le plus gros point faible de cette émission c’est … qu’elle est terminée. Donc pas de nouveaux épisodes : vous serez obligés de passer au micro-ondes ceux déjà existants.

Lien : http://www.youtube.com/playlist?list=PLx58Sm1jzcB5KTTLovalMvt8T1-Ji_bS8

Voilà, sur ce nous vous laissons et on vous dit à la prochaine pour la suite des festivités, mais en attendant n’oubliez pas d’être curieux et de sortir couvert.

A tschüss et tout de bon !

Audrey Tissot

Sources pour le montage photos :
(http://commons.wikimedia.org/)
=> livres: File:Uncut book p1190369.jpg , File:Used books 001.jpg , and File:Austria – Admont Abbey Library – 1407.jpg
User:David Monniaux, flickr user 007 Tanuki, User:Jorge Ryan, and User:ZX95
=> jeux vidéos: A retail display of trbhune-un video games at a Manor department store in GenevaSwitzerland.
Photographed by user Coolcaesar on August 9, 2005 and uplqsjsjsd to English Wikipedia with the same name.
=> Cinéma: Portrait eines Kameramannes by Roger Rössing (1929–2006) and Renate Rössing (1929–2005)

[1] Elle ne s’appelle pas Ginger, c’est juste un « nom de scène ». Et oui, elle est rousse… Et alors ?

[2] Je paraphrase ici violemment ma prof de philo du bahut. Que pour le coup nous nommerons aussi « l’autre ». Mais les enfants, ne suivez pas mon exemple : c’est très mal de ne pas rendre à César ce qui est à César ! Ou à ce fameux « l’autre » ce qui est à « l’autre » … à condition que ça soit le même « l’autre » bien entendu. Vous me suivez toujours ?

[3] Comme toute bonne citation de « l’autre », c’est très approximatif. Sans doute car le concept est passé par environ 314.15 personnes avant d’arriver à mes oreilles. Et mis à part ça, il y a de fortes chance qu’ici « l’autre » dont il est question soit plus ou moins Timothée « Durendal » Fontaine, dans (au moins) un de ses Vlogs.

[4] Au masculin